1 - Situation géographique. 7 - Traces du passé 13 - Anecdotes.
2 - Situation administrative actuelle. 8 - Les souterrains 14 - Gouzeaucourt 1940-1945
3 - Nombre d'habitants 9 - Borne historique 15 - Hymne "Les Francs Gouzeaucourtois"
4 - Blason de Gouzeaucourt 10 - Gouzeaucourt 1914-1918 16 - Bibliographie et remerciements.
5 - Étymologie/Toponymie 11 - Données familiales 14-18. 17 - Recherche complément d'information
6 - Fête du village et patronale, l'église 12 - Cartes postales anciennes 18 - Vues actuelles du village
Cette page qui concerne l'histoire du village de Gouzeaucourt n'a rien d'officiel vis-à-vis de cette commune, il s'agit bien ici d'une page personnelle.
Habitant cette commune depuis septembre 2003, j'ai réuni ci-dessous quelques informations sur cette localité.
Situation géographique.(à l'église)
Coordonnées Lat/Long norme WGS84 :
Latitude Nord 50° 03' 12.5" - Longitude Est 003° 07' 22.6"
Coordonnées Lambert II étendu NTF (pour GPS):
X 0656.410 Y 2562.230
Altitude: 118 m.
Superficie du terroir de Gouzeaucourt: 1211 ha.

Partie carte Cassini Carte ancienne de 1774 Carte actuelle au 150000ème Carte actuelle au 25000ème
issue IGN Cartoexplorateur 3.02
Plan cadastral du village en 1879 Détail de l'implantation de l'ancienne église en 1879
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Localisation des villages voisins.
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Situation administrative actuelle.
Département du Nord (59) - France.
Région Nord-Pas-de-Calais
Arrondissement de Cambrai.
Canton de Marcoing
Diocèse de: Cambrai
Code postal: 59231.
Code INSEE: 59269
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Nombre d'habitants:(source INSEE)
http://www.insee.fr/fr/recensement/page_accueil_rp.htm
| Année | Hab. | Année | Hab. | Année | Hab. | Année | Hab. | Année | Hab. | Année | Hab. | Année | Hab. |
| 1801 | 1320 | 1836 | 2142 | 1861 | 2550 | 1886 | 2230 |
1911 | 1929 | 1946 | 1077 | 1990 | 1377 |
| 1806 | 1392 | 1841 | 2202 | 1866 | 2631 | 1891 | 2232 | 1921 | 1044 | 1954 | 1201 | 1999 | 1253 |
| 1821 | 1485 | 1846 | 2350 | 1872 | 2654 | 1896 | 2219 | 1926 | 1511 | 1962 | 1260 | 20 08 | 1408 |
| 1826 | 1631 | 1851 | 2354 | 1876 | 2439 | 1901 | 2135 | 1931 | 1294 | 1975 | 1237 | ||
| 1831 | 2010 | 1856 | 2406 | 1881 | 2409 | 1906 | 2005 | 1936 | 1214 | 1982 | 1286 |
Blason de Gouzeaucourt. (D'azur à l'écusson d'argent en abîme)

Cette armoirie est celle de la famille de Waziers-Wavrin qui était qualifiée seigneur de Gouzeaucourt aux XVI et XVIIèmes siècles.
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Étymologie/Toponymie de Gouzeaucourt.
Informations recueillies à la médiathèque de Cambrai et également auprès de Monsieur Léon Prévot
Le nom de Gouzeaucourt a varié au cours des siècles:
GUSSICURTIS en 1102 (titre de l'abbaye de Honnecourt)
GUASENKURT en 1133
GOISALCURT en 1164
GOISELCORT en 1181 (cartulaire du Mont Saint Martin)
GOIZEAUCOURT en 1257
GOISIAUCOURT en 1274
GUIZEAUCOURT au XIVème siècle
GOIZEAUCORT au XVIème siècle
...
Le suffixe "corte" mot latin, signifiant "domaine rural".
Le préfixe Gossum (en latin signifiant hauteur) ou Gow (hauteur en celte).
Gouzeaucourt signifierait donc "Ferme ou domaine rural situé sur une hauteur"
Il s'agit d'une formation typique de l'époque franque (VIe-Xe siècles), au cours de laquelle la colonisation germanique s'est accompagnée d'un défrichement accru des campagnes ;la mise en valeur du sol par les tribus
germaniques a ainsi donné lieu à la création de noms désignant ces nouveaux domaines. Ces toponymes sont presque toujours formés à partir du nom du possesseur du domaine, donc un patronyme germanique, auquel est joint un nom commun, d'origine latine, signifiant "domaine rural".
Les trois noms les plus fréquemment utilisés dans ce cas sont : -villa, qui a donné tous les noms modernes en -ville, -villare, qui à l'origine désignait les dépendances de la ferme,(la "villa"), qui est passé ensuite au sens de domaine, et qui a donné tous les noms modernes en -viller(s) ou -villier(s), et enfin -curtis, contraction du latin cohors, devenu -corte dans la langue populaire, et qui a donné tous les noms modernes en -court ; cet élément corte désignait à l'origine la cour de la ferme, sens qu'il a conservé en français moderne ; par extension, le mot a fini par dénommer les bâtiments ruraux entourant la cour, puis le domaine lui-même.
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Fête du village et patronale, l'église.
La fête du village est organisée le:
deuxième dimanche de mars, fête du printemps, existe depuis + ou - 1938
troisième dimanche de septembre, cette célébration existait déjà en 1830
Auparavant existait également le marché du mois ( tous les 8 de chaque mois)
Saint-Quentin étant le patron de la paroisse du village.
Quentin était le fils de Zenon sénateur romain, passa les alpes pour venir évangéliser la Gaule, il remonta jusque Amiens. Il fut arrêté par le terrible préfet Rictius Varus et subi le chevalet et comme il entonnait d'une voix ferme une hymne au Christ, les bourreaux fermèrent sa bouche avec de la chaux mêlée de vinaigre. La nuit sa prison était restée ouverte par négligence ou avec la connivence d'un gardien. Quentin s'enfuit et il alla haranguer la foule dans la ville. Le préfet Varus prononça la sentence de mort, mais auparavant il lui fit faire le tour des endroits où il avait prêché jusque chez les "Veromandues", le martyr épuisé fut décapité par les soldats et mourut donc en 288 dans la ville qui porte son nom Saint Quentin. (partie du texte écrit par Monsieur Léon Prévot)
Inauguration de la nouvelle église le 01-04-1928 et vue actuelle. (documents de Madame Roseline Leroy)
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| L'église en 2005 | Église en 1928 | Inauguration 1 | Inauguration 2 | Inauguration 3 |
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| Inauguration 4 | Inauguration 5 |
Cliquez sur une des photos pour l'agrandir.
Le texte suivant est gravé sur la cloche:
"Je remplace ma soeur aînée, Marie-Antoinette, née sous l'ancien régime et brisée en février 1917, quelques jours avant l'évacuation du village. Je me nomme Marie-Eugénie-Camille-Thérèse. Je vis le jour dans les ateliers Wauthy de Douai, en 1927; je pèse 780 kilos et je donne la note sol. Bénite en 1928, j'eus pour parrain M. Camille Derly-Godin, et pour marraine Madame Félix Devillers-Vasseur. M. l'abbé M. Bourbon curé."
" Je suis la voix de Dieu: en son nom, Je promets grâce et consolation. Je suis la voix des glorieux fils de Gouzeaucourt. Morts pour la France. Comme eux, soyez fidèles à l'union, toujours, Au Devoir, à la France !"
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Traces du passé sur le terroir de Gouzeaucourt.
Il y a + ou - 300000 ans (Paléolithique ancien - âge de la pierre taillée) une civilisation située à la fin de l'homo erectus (l'homme debout) devait vivre sur le terroir de Gouzeaucourt.
Des découvertes de silex biface ont permis cette affirmation.
C'est en septembre 1982 que le jeune Franck Raepsaet apporta ,à son instituteur Monsieur Jean Luc Gibot, un biface trouvé à la surface d'un champ.
Monsieur J-L Gibot, homme de terrain ayant une compétence reconnue en archéologie, averti les autorités compétentes qui lui confirme l'importance de la découverte d'un site important Acheuléen (les hommes étaient des chasseurs de grands animaux).
Grâce à la compréhension du propriétaire du champ, Monsieur Jacques Broyer, des fouilles importantes ont pu être organisées de 1982 à février 1985.
Suite à l'intervention de Monsieur Gibot auprès des autorités compétentes, ces fouilles ont été conduites par Monsieur Alain Tuffreau du CNRS de Lille.
Lors des dernières fouilles, un spécialiste américain professeur d'université est même venu avec des étudiants pour une étude approfondie des pièces découvertes, il s'agit du Professeur Harold L Dibble de l'université de Pennsylvanie. (voir ses nombreuses études et publications sur le site de l'université à l'adresse ci-dessous)
http://ccat.sas.upenn.edu/~hdibble/publicat.htm
Il s'agissait bien d'une industrie de fabrication d'outils en silex bifaces (près de 1000 pièces) qui servaient essentiellement au travail du bois, ce site est un des plus important de l'Europe de l'ouest.
Comme son nom l'indique le biface est un silex taillé (10 à 15 cm) sur les deux faces et de forme ovale qui permet d'avoir un tranchant coupant à l'intersection des deux faces pour diverses utilisations, haches, racloirs etc...
Monsieur Jean Luc Gibot m'a donné l'occasion de photographier une partie des nombreuses pièces découvertes à Gouzeaucourt (voir ci-dessous).
Cliquez sur ces deux photos (fond rouge) pour les agrandir, pour revenir cliquez sur précédent dans le navigateur.
Période Gallo-Romaine.
Sur le terroir de Gouzeaucourt les prospections de surface et aériennes ont permis la découverte de 8 villas Gallo-Romaines, ce nombre s'élève à 18 dans un rayon de 3 km autour de Gouzeaucourt.
L'une des villas sur le terroir de Gouzeaucourt a livré de la céramique typique de la première moitié du 1er siècle.
N'oublions pas que les romains ont construit des voies importantes et que une de celle-ci passe non loin de Gouzeaucourt, il s'agit de la Chaussée Brunehaut passant par Fins- Heudicourt-Epehy.
Photos de fragments de poteries découvertes par Monsieur Gibot à Gouzeaucourt, site de la Haute Montagne (près du pont Caïffa)
époque de l'indépendance vers - 50 av. JC. décor cavalier sur céramique sigillée 200 à 250 ap. JC
Epoque Mérovingienne.
De la céramique typique de l'époque mérovingienne a été également découverte sur le terroir de Gouzeaucourt ce qui permet de confirmer un peuplement vers le VI ème siècle. Voir à ce sujet le musée Archéo'site du village Les Rues des Vignes (situé à quelques km de Gouzeaucourt) et son site Internet dont l'adresse est ci-dessous.
http://perso.wanadoo.fr/archeosite.ruesdesvignes/Sommaire.htm
Photo de fragments de poteries découvertes par Monsieur Gibot à Gouzeaucourt, site du "Village" dans un ensemble de fond de cabane situé aux 4 chemins près du bois de Gouzeaucourt (route de Metz en Couture), décors géométriques à la molette.
En 1164, c'est la première mention écrite de Gouzeaucourt, l'évêque Nicolas de Cambrai donne Gouzeaucourt, dépendance de Villers-Plouich, à l'abbaye d'Honnecourt.
En 1212, Wazier, seigneur de Gonnelieu et de Gouzeaucourt, fait de riches dons à l'abbaye d'Honnecourt.
En 1336, Gouzeaucourt passe à l'Artois lorsque la dame d'Oisy transfère son hommage de l'évêque, comte de Cambrai, au comte d'Artois.
Du XVème siècle à la révolution française la seigneurie est entre les mains de la famille de Waziers-Wavrin et de leurs descendants, dont on trouve quelques sépultures dans l'église d'Aubry.
En 1789, Gouzeaucourt passe de l'Artois au département du Nord, district de Cambrai.
En 1815, le 29 septembre, un terrible incendie ravage le village, les tisserands furent ruinés, et la Société d'Émulation de Cambrai offrit, le 25 janvier 1816, onze métiers à tisser aux plus malheureux.
Vers 1850, le village a compté 4 moulins à vent pour la farine, 3 brasseries, 1 four à chaux. Les habitants s'occupent essentiellement d'agriculture, blé, seigle, orge, avoine, colza, oeillette, cameline, hivernaches, fourrages, luzerne, trèfle et pomme de terre. Avant 1914 il a été dénombré jusqu'à 52 cafés et après 1920 jusqu'à 32 cafés.
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Les souterrains.
Outre l'archéologie, Monsieur Jean-Luc Gibot a été également intéressé par les souterrains se trouvant sur la commune de Gouzeaucourt, j'ai trouvé à la Médiathèque de Cambrai des documents qu'il a publiés et dont voici des extraits ci-dessous:
"Une partie des habitants du village a toujours eu le désir de descendre dans les souterrains du village pour y découvrir on ne sait quelque chose de caché ou mystérieuse. En effet, tout comme les autres villages des environs, - Gonnelieur, Villers-Plouich, Villers Guislain, Doignies, Hermies, Marcoing, Ribecourt, Masnières, Rumilly, Heudicourt et Epehy - le sous-sol de Gouzeaucourt est creusé de salles et de passages souterrains."
"Il convient dans un premier temps d'éliminer les hypothèses qui ne sont pas fondées. Tout d'abord, il paraît inconcevable que les souterrains de Gouzeaucourt aient pu rejoindre l'abbaye de Vaucelles. La trop grande différence de niveau et la discontinuité des couches géologiques au niveau de la vallée de l'Escaut notamment, sont à mon sens des obstacles de taille."
"Les souterrains sont situés dans la craie blanche Sénonienne, à une profondeur moyenne de 18 à 20m. Il s'agit d'une succession de salles et de galeries plus étroites qui sont en fait des anciennes carrières d'extraction de la pierre utilisée comme matériau de construction avant l'usage courant de la brique."
"Nous allons maintenant faire appel aux témoignages et aux documents qui relatent les visites de ces galeries.
Je cite Bruyelle: "Il existe sur la place publique les ruines d'une carrière taillée dans la pierre, elle est inhabitable. On présume que les excavations s'étendent vers l'église et qu'on peut attribuer à des éboulements survenus, les lézardes considérables qui se sont montrées dès l'année 1840. A la même époque, un mur de clôture qui avoisinait l'église s'est affaissé." L'abbé Thelliez pour sa part écrit: " Déjà avant 1840, les lézardes considérables se remarquèrent à l'église. Elles étaient dues aux carrières de pierre dont l'entrée se trouvait encore à ce moment-là sur la place, et dont les différentes excavations ou galeries sont certainement l'occasion des éboulements et tassements actuels."
"Plusieurs personnes sont descendues dans ces souterrains. M. Lecocq Ernest, adjoint au Maire, a pu descendre pendant la guerre de 1914-1918, dans des galeries souterraines dans le quartier de l'église, par un escalier qui prenait naissance au ras du sol. On arrivait directement dans une chambre de 4 m de longueur, 3 m de largeur et 2 m à 2.20 m de hauteur. Le plafond était plat; les parois étaient en craie sans coffrage. De la chambre partaient des galeries. Les toitures et les plafonds commençaient à s'effondrer."
Monsieur Jean-Luc Gibot essaye de dater la réalisation de ces souterrains et par analogie avec des réalisations de Cambrai citées par Bruyelle et Bouly, il situe la construction vers les années 1550 à 1650, probablement bien avant au moyen âge, mais impossible d'avoir des certitudes.
Les chambres et les souterrains ont été utilisés comme refuge et abris par les Allemands durant la guerre 1914-1918 par analogie avec des photos prisent par les Allemands dans les souterrains de Villers-Plouich.

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Borne historique.
Extrait de Roger Dion "Les frontières de la France", Hachette 1947.
Taillée dans un bloc de grès tertiaire de Picardie, la borne ancienne, de forme polygonale, est ornée d'armoiries françaises et datée du XVIème siècle. Elle s'élève au point où le chemin de Cambrai à Péronne, mentionné par Charles Estienne dans La Guide des Chemins de France (1553), p.32, quittait le territoire de l'Empire pour entrer dans le Royaume de France, à 144 kilomètres seulement en ligne droite du centre de Paris.
Cette borne est classée par l'Administration des Beaux-Arts, avec une description faite par l'archiviste en chef du département du Nord de 1930 à 1965 M. Piethesson de Saint-Aubin.
"L'emplacement présente un très grand intérêt historique. Limite actuelle des départements du Nord et de la Somme, des communes de Gouzeaucourt et Heudicourt, il fut antérieurement celle des Généralités d'Arras et d'Amiens, des bailliages d'Arras et de Péronne, des diocèses de Cambrai et de Noyon, du Cambrésis et de la Picardie, de l'Empire et du Royaume: il représente même sans doute une frontière gauloise (Nervii et Viromandui): la première localité traversée par la route nationale 17 (actuellement D917) en direction de Péronne, à 4 km de la borne, porte le nom de Fins (Fines)."
Cette borne a une dimension de 42 x 100 cm, elle comporte huit faces et sur six ce celles-ci sont représentés des dauphins et des fleurs de lis. Une des faces porte en haut la date de 1578 dans un carré de 16 x 16 cm.
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Gouzeaucourt 1914 -1918.
Extrait d'un document de Monsieur Gibot déposé à la commune de Gouzeaucourt et ayant servi à un exposé du passé de la commune.
Depuis les combats de Mons (23 août 1914), le Corps Expéditionnaire Britannique bat en retraite pressé de près par la Première Armée Allemande de von Kluck.
Le maréchal French décide de marquer un temps d'arrêt le 26 Août. Les combats de cette journée sont connus sous le nom de Bataille du Cateau. La ligne de front se développe de le Cateau jusqu'au Sud-Est de Cambrai.
Le I° Corps de Cavalerie français (général Sordet) qui s'était rassemblé aux abords de Gonnelieu le matin, attaque en direction de Forenville et Sérenvillers pour épauler l'aile gauche Britannique. La 84° Division Territoriale opère depuis l'Est de Cambrai pour assurer la défense de la ville. Une centaine de Territoriaux, principalement du 25° R.I.T. sont mis hors de combat et les Allemands sont maîtres de Cambrai au milieu de l'après-midi du 26 Août.
général Sordet 
Dès les premières heures de la soirée, la retraite reprend. Les 5° et 3° Divisions de Cavalerie françaises vont prendre leurs cantonnements à Sorel, Heudicourt et Epehy.
Le 27 Août 1914 à 08h30, les premiers cavaliers allemands font leur apparition en haut du chemin de Trescault. Ce sont les avant-gardes du II° Corps d'Armée (von Linsingen) composé des 3° et 4° Divisions prusiennes précédées par les 3° et 12° Régiments de Dragons.
von Linsingen 
C'est alors un défilé ininterrompu de troupes qui avancent sur Paris. Fin septembre 1914, le front n'est pas encore stabilisé. Des combats ont encore lieu dans la région, principalement entre Cambrai, St Quentin et Péronne.
A la fin de l'année 1914 commence l'occupation par les Allemands. Elle marque l'arrêt de la vie normale pour la population civile. La liberté de circuler est strictement réglementée pour ne pas dire supprimée. Presque chaque jour,des affiches de la Kommandantur interdisaient de nouvelles choses ou réquisitionnaient de nouvelles denrées. Tout ce que l'on possédait devait être déclaré y compris les volailles (les oeufs étaient soigneusement collectés par les troupes occupantes). Une taxe fut même instituée sur les chiens !
On assiste à la confiscation absolue de toutes les ressources du pays. De plus la population est astreinte au travail obligatoire, les femmes sont occupées aux travaux des champs, les jeunes gens sont employés au travail "en colonnes", ils creusent des tranchées, construisent des voies de 60 à l'arrière du front, coupent du bois et fabriquent du charbon de bois pour les tranchées.
En 1916, Gouzeaucourt se trouve dans la zone d'arrière de la Bataille de la Somme. Les troupes relevées viennent y passer quelques jours pour se retaper. Les maisons sont réquisitionnées, il y a des soldats partout dans les chambres, dans les greniers, dans les granges, ne laissant que le minimum aux familles qui sont contraintes de les héberger. Des témoignages font état que les troupes auraient été logées dans les "souterrains de Gouzeaucourt" sous l'ancienne place et sous l'ancienne église.
L'église est transformée en "lazaret" (hôpital) pour soigner tous les blessés qui y sont amenés jour et nuit. Par la suite, un bâtiment provisoire a même été adjoint rue de Villers Plouich, on coupe des bras, on coupe des jambes, on enterre des corps par centaines.
Le 1er juillet 1916, devant l'ampleur de l'attaque britannique, le général von Stein qui était depuis toujours à Bapaume déménage et arrive avec toute sa suite à Gouzeaucourt.
von Stein 
En Août 1916, les aéroplanes anglais bombardent Gouzeaucourt, une fillette de quelques mois est tuée dans son lit, rue de Metz en Couture.

Modèle d'avion anglais "type bomber"
En octobre 1916, les troupes françaises et britanniques ont atteint la ligne Pérone-Papaume (Bouchavesnes, Rancourt, Sailly-Saillisel, la lisière du bois de St Pierre Vaast) les Allemands craignant une poursuite de l'offensive font évacuer une partie de la population du village sur Bavay. Le but étant de diminuer l'effectif de la population pour avoir moins de bouches à nourrir, restriction de l'alimentation).
Du 17 au 21 février 1917, le reste de la population est évacué à Beauvois en Cambrésis. Les maisons ont été minées par les sapeurs du Génie et ce départ est vécu comme un drame par les Gouzeaucourtois.
Dès la fin du départ des derniers habitants (le 21-02-1917), les Allemands font sauter tous les édifices et maisons minées, c'est la destruction du village de Gouzeaucourt.
Photo aérienne prise par l'aviation allemande le 24 mars 1917, montrant la destruction des maisons de Gouzeaucourt, il ne subsiste que des pans de murs. (Collection de Mieur J-L Gibot)

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Si l'on se réfère à l'histoire de Beauvois (par M. Bourriez) on voit que beaucoup de personnes âgées n'ont pas supporté le voyage et le départ de leur village: " 5 mars depuis l'arrivée des évacués de Gouzeaucourt, il ne se passe pas une journée sans enterrement."
Le repli Allemand et l'offensive Britannique du Printemps 1917.
Le Haut État Major Allemand, pour raccourcir sa ligne de front, a décidé un repli systématique sur la position Siegfried qui est presque achevée. Ce mouvement est échelonné sur 5 semaines, du 9 février au 5 mars. Les bataillons ainsi dégagés, sont concentrés sur Cambrai. L'ordre est de ne rien laisser derrière, maisons détruites, arbres coupés, puits pollués, voies ferrées et routes inutilisables afin d'établir un glacis en avant de la fameuse position Hindenburg - Siegfried.
Il s'agit du plus important système de fortifications jamais construit sur terre.
- la 1° ligne comporte un double réseau de tranchées parallèles, larges et profondes.
- la 2° ligne, en support, à 1500m en arrière comprend quantité d'abris bétonnés pour les mitrailleuses.
- quelques Km en arrière une ligne de résistance Masnières - Beaurevoir prolongée par Beaurevoir - Fonsomme.
- enfin une deuxième ligne de résistance, Le Catelet - Nauroy
Ces tranchées sont protégées par des réseaux inextricables de fils barbelés, la position a été conçue pour être infranchissable.
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Le 12 avril 1917, la 8° Division Britannique attaque Gouzeaucourt par ses 23° et 24° Brigades. Pour éviter le feu adverse l'État Major a décidé une attaque de nuit. Le terrain a été soigneusement étudié par les officiers et l'artillerie tire sur des points déterminés à l'avance pour guider la progression des troupes.
L'attaque est déclenchée à 19h45 en pleine tempête de neige, sur un front d'environ 1400m depuis la route nationale au Sud Ouest jusqu'au pont Caïffa. L'avance se fait suivant l'axe de la route d'Heudicourt.
Un âpre combat a lieu dans le village et à certains points de résistance. A 21h45, les troupes des 2° West Yorkshire, 2° East Lancashire et 1° Sherwood Foresters ont investi tout le village et atteint leur objectif final, une ligne qui passe par le Nord du village (aujourd'hui rue Jean Moulin) avec le 2° Scottish Rifles comme flanc droit le long de la voie ferrée.
Le 5 septembre 1917, Brannigan et Calderwood du 11° Railway Engineer U.S.A., qui travaillent sur les voies aux abords de la gare sont blessés par l'explosion d'un obus. Ce sont les premiers soldats Américains à être blessés au front. (voir photos ci-dessous le 30 nov. 17)
La Bataille de Cambrai (20 novembre au 6 décembre 1917)
Le 20 novembre 1917, Gouzeaucourt se trouve en arrière des lignes.
Les tanks des bataillons "A", "F" et "I" sont cachés dans les ruines du village en attendant l'assaut prévu pour 6h20.
Les troupes des 12°, 20° et 29° Divisions Britanniques qui attaquent en direction de Bonavis, La Vacquerie et Masnières traversent Gouzeaucourt aux premières heures du jour.
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Photo provenant de "Imperial War Museum London", avec le commentaire suivant: Les Engineers (troupe du génie) de l'armée Américaine. Ici présent sur la photo deux hommes du 11th Engineers, Sgt McLsaac et Sgt Cairola qui ont traversé les lignes de barrage Allemandes pour venir au secours du Sgt Haley qui avait été blessé à Gouzeaucourt le 20 novembre 1917.
Le 30 novembre 1917, le Général von der Marwitz commandant la Deuxième Armée Allemande décide de sectionner le saillant formé par la percée des tanks. Une quinzaine de divisions sont amenées en renfort, une partie attaquera Bourlon, l'attaque principale se développe au Sud dans l'axe Banteux-Gouzeaucourt. Les troupes sont massées dans la vallée de l'Escaut et à 8h30 se lancent à l'assaut du flanc de la 12° Division anglaise et du front étendu du ravin de Banteux jusqu'à la ferme Gillemont, tenu par la 55° Division anglaise.
Les troupes sont rapidement submergées par la pression des 28°, 220°, 34°, 183° Divisions et 9° Division Bavaroise de Réserve.
Une demi-heure après, Villers Guislain est aux mains des Allemands.
A 9h30, des troupes d'assaut "Stoss Truppen" ont atteint les 4 chemins (carrefour du chemin du pétrole et de la route de Metz en Couture) soit 5km à l'intérieur des lignes britanniques.
La percée allemande a été si soudaine que dans le secteur de Gouzeaucourt se produisent un certain nombre d'incidents graves:
- 280 hommes du 11° Railway Engineers U.S.A. qui travaillaient sur les voies subissent 18 pertes et une partie de la compagnie "F" est faite prisonnière.
Photos des hommes du 11° Railway Engineers U.S.A. (documentation de Mieur Gibot)
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Dans la précipitation les troupes anglaises abandonnent, ce même jour, deux chars à la gare de Gouzeaucourt (documentation Mr Gibot)
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- le général Beauvoir de Lisle, commandant la 29° Division Britannique doit se sauver (en pyjama) de son Q.G., une ancienne carrière au pied du moulin Quentin (ancienne décharge).
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Sir Beauvoir de Lisle Abris de l'ancienne carrière (documentation Mr Gibot)
- le général Vincent commandant la 35° Brigade échappe de peu aux troupes allemandes au Sud de Gonnelieu.
Devant l'ampleur du désastre, les ordres de contre-attaque fusent de toutes parts. Les premiers en alerte sont les Guards.
La 1° Brigade, qui était au repos à Metz en Couture, la 3° à Trescault, se rassemblent à midi au bois de Gouzeaucourt et à 12h30 progressent dans l'axe de la route de Metz en Couture - Gouzeaucourt.
Il faudra moins d'une heure à cette division d'exception pour reprendre le village. Dans l'après-midi, ils atteignent la pente à l'Est de la voie ferrée et s'y installent solidement.
La capture de la gare par les Irish Guards est gravée à jamais dans la mémoire de ce régiment.
Le 1er décembre à 6h20, précédés par 20 tanks la 1° et la 3° Brigade des Guards attaquent Gonnelieu, la crête du moulin Quentin et le bois de Villers Guislain. Les 4° et 5° Divisions de Cavalerie, venant de Revelon doivent prendre le bois Gaucher par le Sud-Ouest.
A l'issue de cette journée où Gonnelieu et Villers Guislain n'ont pu être repris, les pertes subies sont très lourdes de part et d'autre.
La nouvelle ligne de front, qui ne variera plus pendant plusieurs mois passe par le cimetière de Gonnelieu, tout le plateau à l'Est de Gouzeaucourt (moulin brûlé, moulin Quentin) lisière Est du bois Gaucher et La Vaucelette.
En février 1918 le second Lieutenant Edmund Blunden du 11th Royal Succes Regiment était en fonction à proximité du Bois Gaucher et du Pont Caïffa, il retournera en Angleterre un peu avant l'offensive du 21 mars.
Dans ses mémoires qu'il a rédigés en 1928 dans son livre "Undertones of War", il y a un passage qui concerne Gouzeaucourt, dont voici ma traduction libre:
Gouzeaucourt
Le calme trompeur
Comme sans intention, comme sans importance
Semblaient ces lignes du sud dans la pâleur
De l'hiver mourant
Les premiers nous allions là !
L'herbe mince ondulant dans le vent les approchait,
Non loin des toits rouges feignaient la survie,
Charmants moqueurs, quand nous
Ils reprenaient.
Cela semblait des vacances de guerre, ni quoique aux temps connus
Des rafales de flammes et d'acier tintant descendaient
Sur le chemin dénudé, vous
Imaginer la mort là.
La neige ou la gelée blanche faisait un silence solennel,
L'obscurité bleutée enveloppait dans une dangereuse sécurité;
Vieilles pensées bien ancrées
Vivant-tranchées !
Ils y étaient, mes chers, lorsque je parti,
Presque jamais grand traite ! Là, de trop
Beaucoup de vous paieront pour
Cette fausse douceur,
- - -
Le 19 mars 1918 Winston Churchill qui avait été nommé (16/07/1917) responsable du Ministère des Munitions Britannique se déplace en France et en compagnie du Général Douglas Haig rend visite à Nurlu au Général Tudor.
Le lendemain, 20 mars 1918, ils visitent les tranchées et notamment à proximité du Bois Gaucher et du Pont Caîffa, d'où ils observent la construction d'un champ de mines dans les lignes de barbelés, ces mines dont la forme était ronde (même dimensions qu'un ballon de football) proviennent de la transformation d'un obus de mortier dont la tête a été modifiée pour recevoir un détonateur.
Ces mines vont faire de nombreux morts, non seulement pendant le conflit, mais également après la guerre (voir ci-dessous)
Avant l'offensive du 21/03/1918, une photo aérienne a été prise de 4000m d'altitude par l'aviation allemande le 12/03/1918 entre 10 et 11h00, pilote de l'avion du 222éme Groupe le Sergent Brettschneider, observateur Lieutenant Lohn, situation sud-est de Gouzeaucourt. (collection Monsieur Gibot)
Les détails de la photo permettaient de voir les lignes des tranchées.

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L'offensive Allemande du 21 mars 1918.
Le Kaiser et Ludendorff ont décidé de livrer l'ultime bataille "Die Kaiserschlacht" qui devrait voir la défaite des armées françaises et britanniques. A partir de 4h40, 6200 canons vont délivrer le plus puissant bombardement que la Terre ait connu.
Erich Ludendorff 
A 9h40, dans un épais brouillard, 76 divisions allemandes vont se lancer à l'assaut des positions tenues par 26 divisions britanniques. Gouzeaucourt, défendu par la 9° Scottish Division n'est pas attaqué par la 107° Division allemande, le 21 mars. Les troupes allemandes se ruent sur les portions du front les plus faibles. Le combat fait rage au niveau du bois de Villers Guislain, du pont Caïffa, de la Haute Borne. La brigade Sud Africaine se défend pied à pied et consolide sa position à l'Ouest du bois Gaucher.
Aux abords de "Chapel Hill" (La Haute Borne) les attaques et les contre-attaques se multiplient toute la journée.
La Vaucelette, après une résistance acharnée de sa garnison, est aux mains de la 27° Division Wurttembergeoise.
Le 22 mars, la 47° London Division qui tenait le secteur de Villers Plouich - Gouzeaucourt et la 9° Scottish Division, sur ordre, se replient sur une seconde ligne de résistance qui va du cimetière de Metz en Couture à Heudicourt en passant par le bois d'Essart.
Gouzeaucourt est abondonné, aussitôt traversé par les troupes (Saxe et Hanovre) de la 107° Division Allemande qui est à la poursuite des Britannique en retraite.
Septembre 1918.

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Situation de la ligne de front en septembre 1918.
Depuis le 8 Août , "Bataille d'Amiens", les armées britanniques repoussent les armées allemandes dans une progression ininterrompue.
Le 12 septembre 1918 à 5h25, la Division Néo-Zélandaise attaque en direction du bois de Gouzeaucourt. L'objectif est atteint.
Une patrouille de 12 hommes est envoyée pour reconnaître le village. Elle va trop loin en avant, atteignant la lisière de Gouzeaucourt.
Avant de se replier, le sergent H.J. Laurent avec 6 survivants prend d'assaut une tranchée de support allemande capturant 111 prisonniers et l'officier.
Cet acte de bravoure vaudra à Laurent de se voir décerner l'insigne distinction qu'est la Victoria Cross.
LAURENT, Harry JohnSergeant, 2nd Bn., New Zealand (Rifle) Brigade, New Zealand Expeditionary Force
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Ci-dessus, attribution Victoria Cross à Laurent et félicitations du Commandant Gardner adressée depuis Fontaine au Pire. (cliquez pour agrandir)
La garnison qui tient Gouzeaucourt va résister pendant 2 semaines.
Toutes les tentatives renouvelées tant par le Sud, 38° Welsh Division, que de front par la 17° Division sont vouées à l'échec.
Un extrait des mémoires du Maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) sur l’année 1918.
Sa majesté ayant demandé en outre qu' un général français fût mis à sa disposition, le général Degoutte était définitivement désigné, et il prenait immédiatement ses fonctions de chef d' état-major de l' armée alliée des Flandres aux ordres de s. M. Le roi Albert.
Notification de ces décisions était faite au lieutenant-général Gillain, au maréchal Haig et au général Pétain. En même temps je demandais de veiller à ce que le secret le plus absolu fût observé par tous. Le maréchal Haig était bien entré dans mes vues, car, à ma lettre du 8 septembre, il répondait le 14 que son intention était de déclencher à brève échéance une attaque en règle entre Vermand et Gouzeaucourt, de manière à s' emparer des défenses ennemies à l' ouest du canal de Saint-Quentin et de l'Escaut, et à amener ainsi la 4 e armée britannique à portée d' assaut de la position Hindenburg.
Pour seconder cette action, je prescrivais au général Debeney d' appuyer avec sa gauche la droite de la 4 e armée britannique, ce qui, au demeurant, devait constituer sa mission essentielle et permanente : " dans la période à venir, la gauche de la 1 re armée française doit constamment appuyer la droite de la 4 e armée britannique et lui rester étroitement liée... " c' est ainsi que, le 18 septembre, la 4 e armée britannique, soutenue par la gauche de la 1 re armée française et la droite de la 3 e armée britannique, attaquait avec succès entre Holnon, Fresnoy-Le-Petit, Hargicourt, Lempire, Gouzeaucourt.
Tous ses objectifs étaient atteints. Plus de 10000 prisonniers et 150 canons restaient entre ses mains, et par-dessus tout le résultat cherché était obtenu. Elle se trouvait maintenant à distance d' attaque de la position Hindenburg, résultat d' autant plus important que l' intention du maréchal Haig était précisément de porter son effort principal contre cette position dans l' intervalle compris entre Saint-Quentin et Cambrai.
On se préparait immédiatement à cet effort. Le 22 septembre, sir Douglas donnait ses ordres pour l' attaque générale de la position à ses 1 re, 3 e et 4 e armées, et s' il taisait encore à ses subordonnés la date du commencement de l' action, il la fixait dans son esprit aux environs du 25.
De son côté, le général Pétain était mis au courant des intentions du haut-commandement britannique, et invité à renforcer sans aucun retard la 1 re armée française en artillerie notamment. Il lui était prescrit, dans ce but, de prélever largement les moyens nécessaires sur le centre du groupe d' armées de réserve " où aucune action d' importance n' était à envisager pour le moment. " il était facile au général Pétain de déférer à cette demande, car le front du groupe d' armées de réserve, en raison des avances opérées depuis deux mois, s' était raccourci
considérablement, à telle enseigne que, dans la première quinzaine de septembre, deux de ses armées, les 6 e et 3 e, avaient pu être mises en réserve.
La position près du pont Caïffa et le Bois Gaucher va encore faire de nombreux morts parmi les rangs de l'armée Anglaise, en témoigne le nombre de tombes (48) se trouvant dans le cimetière Britannique dénommé "Gauche Wood Cemetery" situé à la lisière du Bois Gaucher à proximité de Villers-Guislain.
La majorité des tués l'ont été entre les dates du 18 au 20 septembre 1918.
Finalement le 28 septembre 1918, aux premières heures, les arrières gardes allemandes évacuent Gouzeaucourt pressés par les 21° et 33° Divisions du V° Corps d'Armée Britannique.
En 1921, la ville de Worcester adopte le village de Gouzeaucourt, pour aider à sa reconstruction. La cloche qui sonne les heures actuellement a été offerte par la "marraine Anglaise".
Vue du cimetière anglais de Gouzeaucourt.
Une partie de la plaque commémorative apposée sur le cimetière.

Le champ de mines réalisé début 1918 ( chemin de Villers Guislain à proximité du Bois Gaucher et du pont Caïffa) par les troupes anglaises va encore faire de nouvelles victimes deux ans après la fin de la guerre.
En effet le 8 avril 1920 vers 10 heure du matin des tracteurs du service de la motoculture opéraient au lieu dit "Vallée aux agneaux", le tracteur conduit par Fernand Caron 20 ans (de Villers Guislain) heurta une mine non visible qui détruit le tracteur et blessa grièvement aux jambes le conducteur de l'engin, mais déchiquetant et tuant sur le coup Paul Dézétave 17 ans (de Villers Guislain) qui marchait à côté de la machine.
Le blessé fut transporté au village, mais deux heures plus tard, vers 13h15 le garde-champêtre Achille Huriez 42 ans (de Villers Guislain) qui faisait les constatations décéda suite à une seconde explosion.
Autour du garde-champêtre et du tracteur démoli, il y avait également un groupe de huit personnes qui furent tuées sur le coup ou succombaient peu après. Ces victimes étaient:
Maurice Wasson 15 ans (de Gouzeaucourt) décédé le soir à l'hôpital, les frères Tordeux Ernest 25 ans et Marc 18 ans (de Gouzeaucourt), Paul Duquénois 20 ans (de Villers Guislain), Denis François 20 ans, Michel Maurice 24 ans, Dorémus Maurice 15 ans, Varet Maurice 23 ans, tous quatre de Gouzeaucourt.
Ci-dessous, type de mine qui a provoqué les deux explosions, le diamètre de la mine était de +ou- 24 cm, et provenait donc de la transformation d'ancien obus de mortier "Trench Mortar".
(documentation de Mr Gibot)
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Données familiales 14-18.
La grand-mère de mon épouse, Dubois Maria Eugénie épouse Mascré Louis François, qui habitait Gouzeaucourt évacua en 1914 lors de l'offensive allemande, avec plus de 300 personnes du village.
Toute la famille, y compris la mère de Dubois Marie Eugénie 79 ans, la fille Marie 5 ans (mère de mon épouse) les fils Ernest (19 ans) et Germain (16 ans) partirent avec la charrette et les chevaux sur la route d'évacuation.
Le départ eu lieu le 25 Août 1914 à 10h30 (en suivant les Dragons battants en retraite), le déplacement se faisant de village en village avec pour objectif de trouver une ferme pour abriter et nourrir les chevaux.
Maria Eugénie Dubois tint un petit carnet dans lequel elle nota tous les endroits où ils passèrent, ce carnet est toujours en possession de la mère de mon épouse.
Ci-dessous, copie des quelques pages de l'itinéraire.

Cliquez sur le carnet pour l'agrandir.
Le retour sur Gouzeaucourt eu lieu le 7 Septembre 1914 à 17h00 après un périple de 14 jours pour revenir au point de départ, le déplacement de village en village se faisant pour aller en zone non occupée (France libre) et en fonction des bruits qui circulaient sur la position des allemands et l'impossibilité finale de passer les ponts détruits pour atteindre la côte après Abbeville, le drame étant que Mascré Louis François qui conduisait une autre charrette avec chevaux passa le pont et fut séparé de son épouse et enfants. C'est donc elle seule avec sa fille et ses deux fils qu'elle rentra à Gouzeaucourt.
J'ai retracé sur une carte ci-dessous le tracé du circuit d'évacuation d'après les indications du carnet ci-dessus.

De retour à Gouzeaucourt, la famille dû demander, via le maire du village, l'accord de la Kommandantur pour rester dans le village, l'accord fut donné pour autant que Dubois Maria Eugénie se consacre au nettoyage du "lazaret". Ce qu'elle entreprit, mais ne sut résister plus de quinze jours à la vue du sang et des bras et jambes coupés des blessés qui étaient amenés à l'hôpital de campagne, elle tomba malade.
Photos de l'église transformée en lazaret (hôpital) ainsi que son annexe. (Collection de Mr J-L Gibot)
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.
Pendant ce temps, le fils Ernest Mascré fut réquisitionné par les Allemands pour aller creuser des tranchées, avec plusieurs camarades, ils refusent "Nous ne pouvons creuser des tranchées qui serviront à tuer des Français", ils seront fait prisonniers (voir photo) et enfermés dans la cave de la brasserie de Gouzeaucourt, ensuite ils furent enfermés dans l'église de Martinpuich (photo ci-dessous).
En février 1917 la population est évacuée de force dans des wagons à bestiaux vers Beauvois en Cambrésis, Dubois Maria Eugénie avec sa fille Marie Mascré et ses fils Ernest et Germain Mascré font partie du convoi, ils seront d'abord logés provisoirement dans l'église, ensuite chez l'habitant.
Ils repartiront ensuite début 1918 à Sous-le-Bois périphérie de Maubeuge où ils resteront jusque début 1919, Marie Mascré suite à l'hygiène déplorable, attrape la fièvre typhoïde et est soignée à Maubeuge par des médecins anglais et guérit rapidement.
C'est le fils Louis Mascré, de retour prisonnier (voir ci-dessous) qui va les retrouver et les ramenés à Gouzeaucourt, c'est lui qui leur apprend que le père Louis François Mascré est mort de maladie près de Cayeux.
De retour à Gouzeaucourt, les fils construisent un baraquement provisoire pour loger la famille, voir photos ci-dessous.
Durant la guerre 14-18 le troisième fils Louis Mascré était soldat dans le 19° régiment d'infanterie, II corps d'Armée, 22° division, 44° brigade, il reçut médaille et citation (voir photos ci-dessous) "Pour sa belle attitude au feu,sur le front du chemin des Dames du 2 au 20 octobre 1917". Il fit ensuite la campagne des Dardanelles et fut fait prisonnier en Allemagne (à gauche sur la photo). Durant toute la guerre, il ne fut jamais blessé, mais lorsqu'il rentra à Gouzeaucourt début 1919, le chauffeur du camion qui le ramenait avec ses camarades avait un peu trop fêté la libération et il rentra en collision avec un arbre, Mascré Louis eut un bras cassé.
Photos de famille période 1914 - 1919:
Cliquez sur une des photos pour l'agrandir.
Mascré Louis |
Mascré Louis militaire à Laon |
Mascré Louis prisonnier en Allemagne |
Citation Mascré Louis |
Médaille citation recto |
Médaille citation verso |
Mascré Ernest prisonnier à Gouzeaucourt |
Mascré Ernest prisonnier à Martinpuich |
Dubois Maria Eugénie |
Les Mascré en 1919 Gouzeaucourt détruit |
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Anecdotes.
Le pont Caïffa: (coordonnées GPS : X 0656.705 Y 2560.058)
Il est fait mention de ce pont dans les attaques et combats de la guerre 1914-1918 (voir ci-dessus).
Bizarre, cette dénomination, j'ai voulu savoir et j'ai demandé aux anciens du village et ensuite après quelques recherches sur Internet voici l'explication.
Ce pont (voir photos ci-dessous) est situé au-dessus de la voie de chemin de fer entre Gouzeaucourt et Epehy, et plus exactement à proximité du "Bois Gaucher", le chemin qu'emprunte ce pont relie Gouzeaucourt à Villers-Guislain.
De ce pont, il y a une vue directe sur Gouzeaucourt et Villers-Guislain (voir photos).
C'est sur pont qui relie les deux villages, que passait un marchand ambulant qui faisait le porte-à- porte pour vendre sa marchandise (café, thé, cacao, biscuits, boîte de sardines ...).
Il faisait partie d'un réseau de vente réparti sur toute la France créé en 1890 par Monsieur et Madame Cahen qui avait fondé la société "Au planteur de Caïffa", dont le principe était la sollicitation à domicile avec des primes.
Les vendeurs ambulants étaient tous pourvus d'une petite poussette ou triporteur qui portait la mention "Au planteur de Caïffa".
(voir photo issue du site http://europamagna.org/cederoms/CDEcoledeBlois/itinerances/caiffa.htm )
Les habitants de Gouzeaucourt et les ouvriers travaillants sur la voie de chemin de fer pour le redressement du profil de la voie entre 1906 et 1908, qui voyaient passer très souvent ce marchand ambulant colporteur sur ce pont, ont finalement dénommé ce pont "Caïffa" en référence au nom mentionné sur la poussette.

Sur le pont Sous le pont Vue vers Gouzeaucourt Vue vers Villers-Guislain Pousettes-Triporteurs
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Gouzeaucourt 1940 - 1945.
Actuellement pas beaucoup de documents sur cette période de la seconde guerre mondiale, les premières informations et photos m'ont été communiquées par Monsieur J.L Gibot, avec des éléments également contenus dans une notice qu'il a réalisé pour une exposition à Gouzeaucourt le 20 mai 1990.
Rappel de quelques dates:
Suite aux évènements s'étant déroulés en Allemagne et Autriche, le dimanche 3 septembre 1939 à 11 heures le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne du IIIème Reich, suivi à 17 heures par la France. La mobilisation est général depuis le vendredi à minuit.
La 1ère Région Militaire (Nord et Pas-de-Calais) mobilise ses réservistes.
Fin septembre 1939, les soldats du 601 et du 3e R.A.L. les "midinets" (ils viennent de la région de Béziers, Montpellier) sont cantonnés à Gouzeaucourt. Ils sont logés chez l'habitant, ils prennent leurs repas à la salle des fêtes.
L'attaque allemande se produit le 10 mai 1940.
Le 1er R.I. arrivé à Gouzeaucourt vers 4 heures du matin le 11 mai est alerté et repart en fin d'après-midi pour Nivelles en Belgique via Cambrai et Valanciennes.
Le 16 mai à minuit les chars de la 7ème Division de Panzer de Rommel sont à Avesnes-sur-Helpe.

Le vendredi 17 mai 1940 attaque de l'aviation allemande (Dornier et Junkers Stuka) contre un train de munitions français stationnant en gare de Gouzeaucourt, énormes explosions et dégâts dans le voisinage.

Madame Marie Mascré épouse Diotti qui habitait alors Le Quartier Neuf, signale que des éclats sont parvenus jusqu'à cette rue.
Ci-dessous photos de l'explosion prisent par un habitant de Gouzeaucourt.
Il y a eu quelques civils tués notamment une famille de réfugiés belges (7-8 personnes dans une camionnette).
Une bombe tombe au coin de la salle des fêtes et tue plusieurs soldats de la 601.
Madame Nieppe et sa fille qui habitent en face sont mortellement blessées.
Monsieur Delbart est blessé à la tête et perdra un oeil.
L'un des préposés de la gare est mortellement blessé au passage à niveau.
Pratiquement tous les habitants auront quitté le village dans l'après-midi, en direction de Fins et de Metz-en-Couture.
Il y a peu de voitures automobiles, tout ce qui roule: chariots et tombereaux tirés par des chevaux, vélos, brouettes va prendre la longue route de l'exode.
Le 18 mai 1940 les Panzer de Rommel sont à Cambrai, Péronne et Saint-Quentin.
Débute l'occupation de Gouzeaucourt par la Wehrmacht avec la Kommandantur situé alors dans les locaux du dentiste de l'époque.
Commence alors le problème des restrictions et des cartes d'alimentation.
....
....
Le 1er septembre 1944 au soir, il règne une grande fébrilité dans les rangs des allemands qui sont encore à Gouzeaucourt. Ils réquisitionnent des chevaux, abandonnent des chariots de matériel, "empruntent" des vélos pour fuir: c'est la débandade.
Un grondement sourd venant de la direction de Fins avance vers Gouzeaucourt. Ce sont des chars américains.
Vers minuit, ils sont là!

Les libérateurs Américains sont bien là, le 02 septembre 1944, c'est un défilé ininterrompu de blindés et de camions, provenant de Senlys, avec des problèmes de ravitaillement en carburant.
Les soldats parmi lesquels beaucoup de Noirs lancent des chewing-gum, des cigarettes, des tablettes de chocolat.




Les troupes qui sont passées à Gouzeaucourt faisaient partie du XIXème Corps U.S. et étaient composées de:
- la 2ème Division blindée de Fort Benning (Géorgie)
- la 30ème Division d'infanterie du Tennessee, Caroline du Nord et du Sud
- la 79ème Division d'infanterie de Pennsylvanie, Maryland, District of Columbia (Washington)
Il n'y a pas eu de combat entre Allemands et Américains sur le territoire de Gouzeaucourt.
Les habitants de Gouzeaucourt jeunes et moins jeunes qui ont été prisonniers en Allemagne rentrent vers le 31 mai 1945. (Certains ayant passé 5 ans en captivité)
Sont morts sous les Drapeaux pendant ce conflit: Broie Georges, Collet Jacques, Collet Auguste, Tillieux Fernand, Bochin Pierre, Sart Marcel.
Victimes civiles: André Julie, Begard Gustave, Borel Henri, Nieppe-Delots Félicie, Nieppe Marcelle, Thieble Lucienne, Thieble Lucien.
Données familiales:
Comme en 1914 (Voir données familiales 1914-1918) la mère de mon épouse évacue de nouveau Gouzeaucourt pour cette seconde guerre mondiale.
Madame Marie Mascré et son époux Jean Diotti évacue du village comme la majorité des habitants, le 17 mai 1940 dans l'après-midi, elle a deux enfants en bas âge, Christiane et Gérard.
Avec la voiture de son frère, Germain, qui a protégé la voiture des attaques aériennes en plaçant un matelas sur le toit de la voiture, ils partent tous ensemble vers l'ouest.
Arrivé à Elboeuf à proximité de Rouen, Germain et Jean (menuisier ébéniste) sont réquisitionnés par l'armée française, ils doivent construire de faux avions en bois pour faire illusion vis-à-vis de l'ennemi.
Marie Mascré et ses deux enfants sont donc abandonnés à leur propre sort à Elboeuf pendant plusieurs jours.
Elle se décide donc ensuite à poursuivre sa route seule avec Christiane (7 ans) et Gérard (2 ans) installés dans une voiture d'enfant, elle prend la direction de la côte.
Après plusieurs heures de route, elle est épuisée et s'arrête sur le bas côté de la route, après quelque temps elle voit arriver une voiture dont les occupants crient Diotti ... Diotti, c'est son mari et son frère qui la cherche en ayant récupéré la voiture de Germain.
Toute la famille se remet en route en direction de la côte pour arriver après 700 kms de péripéties à Piriac-sur-Mer non loin de la Baule.
Ils y resteront jusqu'à la mi-juillet pour se décider enfin à revenir vers Gouzeaucourt, mais le retour est interrompu à Péronne, là, les allemands interdisent d'aller plus loin car le département du Nord est occupé par eux et ils empêchent les civils de rentrer chez eux.
La famille Diotti-Mascré est arrêtée à Péronne en même temps que 22 autres Gouzeaucourtois, heureusement parmi ceux-ci un homme savait s'exprimer en allemand et il discute avec les gardes allemands pour essayer de passer.
Rien à faire, cependant en fin d'après-midi, il va donner aux gardes plusieurs bouteilles de vin qu'ils s'empressent de boire.
Et le lendemain matin de très bonne heure tous le groupe des Gouzeaucourtois passe silencieusement la garde qui s'est assoupi pour enfin rentrer à Gouzeaucourt fin juillet 1940.
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Hymne " Les Francs Gouzeaucourtois".
Monsieur Émile Hector LALISSE qui est né à Gouzeaucourt en 1848, a composé, paroles et musiques, un hymne à la gloire des Gouzeaucourtois.
Cette chanson a du être composée avant 1914, puisqu'elle est dédiée à Monsieur Robert Petit, maire de Gouzeaucourt, qui est décédé le 28 juillet 1914.
Ci-dessous, le texte de cette chanson:
Début et refrain |
5 |
| Les enfants de notre village Sont de gais et francs compagnons -- francs compagnons -- Aimant les souvenirs du jeune âge Les vieilles rondes et les vieilles chansons Les vieilles chansons --- Les vieilles chansons Ils ne sont pas de Picardie Francs de Cambrai ou bien francs de l'Artois Fils de la Gaule aimant la Patrie Ces vrais Gaulois sont des Gouzeaucourtois Vive vive Gouzeaucourt et les francs Gouzeaucourtois Vive vive Gouzeaucourt et les francs Gouzeaucourtois Vivent les francs Gouzeaucourtois |
Lorsque dans le soleil couchant |
2 |
6 |
| Nous aimons les humbles chaumières Qui furent jadis nos berceaux Jadis nos berceaux Nous vénérons le vieux cimetière Où tous nos pères dorment dans leurs tombeaux Dans leurs tombeaux (Bis) Ils ne sont pas, etc... |
Quand disparait l'astre du jour Avant de se dire bonsoir Se dire bonsoir On attend le signal du retour La vieille cloche sonne: c'est l'Angelus du Soir L'Angelus du Soir (Bis) Ils ne sont pas, etc... |
3 |
7 |
| Rondes charmantes de Saint-Jean Chants qui bercèrent notre enfance Chants de notre enfance De nos aïeux souvenir touchant Et du cher Cambrésis ce fleuron de la France Fleuron de la France (Bis) Ils ne sont pas, etc... |
Du cher village les absents Gardent l'amour au fond du coeur Au fond du coeur Mais ils reviennent parmi les parents Pour les Gouzeaucourtois, c'est là le vrai bonheur C'est le vrai bonheur (Bis) Ils ne sont pas, etc... |
4 |
|
| Nous aimons les plaines si belles Où nous courions par les chemins Par les chemins Et que semblables à des sentinelles Gardent et protègent nos deux bons vieux moulins Nos deux vieux moulins (Bis) Ils ne sont pas, etc... |
Ci-dessous copie des paroles et de la musique du texte original (communiqué par Mieur Gibot)
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Vues actuelles du village.
Durant les travaux de ravalement du clocher de l'église du village en novembre 2004, j'ai eu l'occasion de prendre quelques vues du village à partir de ce clocher.
Direction S 178° |
Direction SSE 167° |
Direction ESE 122° |
Direction E 90° |
Direction E 88° |
Direction NNE 23° |
Direction NNE 29° |
Direction NNO 340° |
Direction NO 320° |
Direction ONO 300° |
Direction ONO 283° |
Cliquez sur une des photos pour l'agrandir.
Ci-dessous quelques photos prisent par un ami anglais de Monsieur Gibot à partir d'un avion de tourisme en août 1997.
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Bibliographie et remerciements.
Travaux réalisés dans le courant du mois de juillet 2004.
Je remercie le maire de Gouzeaucourt, Monsieur Jean-Jacques DROMAS, ainsi que les employées de la Mairie, de m'avoir donné l'accès aux données qu'ils possédaient dans les dossiers de la mairie.
- Des documentations avaient déjà été rédigées par Monsieur Jean-Luc GIBOT, passionné et amateur très éclairé d'archéologie, de la guerre 14-18, et des chars d'assauts de cette époque. Outre une partie des documentations dont une copie est en mairie, il m'a donné l'occasion de faire des photos des silex et poteries, ainsi que de nombreux autres documents. Je l'en remercie.
- Des informations recueillies auprès de Monsieur Léon Prévot, passionné du passé de Gouzeaucourt et de généalogie.
- De nombreuses coupures de journaux.
- Des cartes postales et photographies.
Je me suis rendu également à la Médiathèque de Cambrai, documents anciens (jadis en Cambrésis), ainsi qu'à la bibliothèque de l'Historial de la Grande Guerre (1914-1918) de Péronne.
J'ai collecté également les souvenirs des anciens de Gouzeaucourt, la mère de mon épouse Madame Marie Mascré veuve de Jean Diotti (95 ans) et Monsieur René Cambay (90 ans).
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Recherche complément d'information.
La page concernant le passé de Gouzeaucourt n'est pas terminée, toutes les informations, documents, photos, cartes postales ... que vous pourrez me communiquer pourront venir compléter le document.
Contactez moi à mon adresse Email: lucien@defawe.com
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